Des profondeurs mystérieuses du Japon aux récifs colorés de Bali, jusqu’aux forêts de kelps de Bretagne, les océans abritent une incroyable diversité de milieux et d’espèces. Chaque écosystème possède ses habitants emblématiques et joue un rôle essentiel dans l’équilibre de l’environnement.
Au large du Japon, l’océan plonge rapidement vers des profondeurs vertigineuses. Les abysses commencent à partir de 1 000 mètres sous la surface, là où la lumière disparaît totalement. Dans ce monde obscur, la pression est écrasante, le froid extrême et la nourriture rare.
Pourtant, la vie y est bien présente. Les espèces abyssales ont développé des adaptations fascinantes : corps translucides, organes lumineux , mâchoires démesurées ou encore métabolisme très lent. La lumière produite par certains organismes sert à attirer des proies, communiquer ou se camoufler.
Ces profondeurs restent encore largement inconnues et constituent l’un des derniers grands territoires inexplorés de la planète.

Malgré son nom, la bécasse de mer n’est pas un oiseau, mais bien un poisson ! Facilement reconnaissable à son corps allongé et à son très long museau. La bécasse de mer Macroramphosus scolopax vit dans les eaux tempérées et subtropicales, notamment en Atlantique et en Méditerranée.
Ce poisson évolue le plus souvent en bancs, à proximité des fonds marins, entre 100 et 250 mètres de profondeur. Grâce à son museau tubulaire, la bécasse de mer peut fouiller le sable et les sédiments à la recherche de petits crustacés et d’invertébrés.
Sa forme originale et sa nage élégante en font une espèce discrète mais fascinante. Encore méconnue du grand public, la bécasse de mer illustre parfaitement la diversité surprenante du monde sous-marin.
À l’opposé des abysses, les récifs coralliens de Bali se développent dans des eaux chaudes, peu profondes et baignées de lumière. Véritables forêts tropicales sous-marines, les récifs n’occupent qu’une infime partie de l’océan mais abritent près de 25 % de la biodiversité marine.
Les coraux sont des animaux minuscules vivant en colonies et construisant, au fil du temps, d’immenses structures calcaires. Ils servent d’abri, de nurserie et de terrain de chasse à une multitude d’espèces : poissons, crustacés, mollusques et étoiles de mer.
Fragiles et extrêmement sensibles aux variations de température et à la pollution, les récifs coralliens sont aujourd’hui parmi les écosystèmes les plus menacés de la planète.

Célèbre pour sa couleur bleu éclatant, le poisson chirurgien bleu évolue dans les récifs coralliens de l’Indo-Pacifique, notamment autour de Bali. Il doit son nom aux petites épines tranchantes ; les scalpels situées à la base de sa queue, qu’il utilise pour se défendre.
Herbivore, il joue un rôle clé dans l’équilibre du récif en contrôlant la prolifération des algues. Sans lui, les coraux pourraient être étouffés. Ce poisson est donc un véritable jardinier du récif.
Le long des côtes bretonnes, là où l’eau est froide, agitée et riche en nutriments, se développe un écosystème spectaculaire : la forêt de kelps. Ces grandes algues brunes peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur et forment de véritables forêts sous-marines protégeant les côtes.
Elles jouent un rôle essentiel ; en absorbant du CO2 les forêts de Kelps contribuent à la régulation du climat.
Elles forment un habitat essentiel pour de très nombreuses espèces marines : poissons, crustacés, mollusques, mammifères marins — ces forêts servent à la fois de refuge, de garde-manger et de nurserie.
Espèce emblématique de cet écosystème : le grondin volant

Le grondin volant est un poisson étonnant que l’on retrouve dans l’Atlantique et la Méditerranée. Il possède de grandes nageoires pectorales qu’il déploie comme des ailes pour se déplacer sur le fond.
Il doit son nom aux sons qu’il produit en frottant certains os de son corps, donnant l’impression qu’il “gronde”. Espèce étonnante et méconnue, il illustre parfaitement l’ingéniosité du monde marin.